L’ennéagramme, c’est facile?

Je participe à un groupe facebook consacré à l’ennéagramme. De nombreux néophytes y participent, ce qui démontre l’intérêt que suscite cette discipline. De nombreuses personnes se posent des questions sur leur ennéatype, ce qui est bien sûr légitime. Malheureusement, beaucoup cherchent des réponses rapides, en glanant ici ou là des connaissances superficielles sur le modèle; ou bien elles remplissent (parfois en payant!) des questionnaires qui valent ce qu’ils valent. On touche ici aux limites de l’auto-connaissance!

Hier, une personne était perdue entre ses lignes d’intégration et ses ailes. Je lui ai répondu sur la hiérarchie des centres. Il y a eu quelques réponses (à mon intervention) comme quoi c’était un outil bien compliqué… Que répondre? Eh bien, oui, c’est compliqué! Rester en surface est assez simple: « je suis de type tant, alors je fonctionne comme çà ». Bon… C’est oublier, ou méconnaître, que l’ennéagramme est un outil de progression, une voie d’élèvation et d’évolution, qui nécessite donc effort, approfondissement, remises en question, dont la justesse est proportionnée à sa profondeur et sa complexité. L’ennéagramme est un trésor qui ne se donne pas à l’Occidental(e) pressé(e). Il n’est pas une simple montre à cadran digital que l’on lit d’un coup d’oeil; il est la montre suisse dont le mécanisme nécessite attention et savoir.

D’ailleurs, quel bon outil est-il facile? Un ordinateur est-il facile d’utilisation, ou une voiture?

Sa transmission longtemps orale a permis d’éviter une dénaturation du modèle. La dissémination de connaissances partielles sur l’internet est, pour moi, source d’inquiétude. Dans une société où l’on veut du rapide et facile, l’ennéagramme utilisé (superficiellement) comme on utilise un guide de cuisine est à l’inverse de sa nature.

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