Indiens d’Amazonie

J’ai récemment regardé un reportage (sur Arte): « les paradis perdus d’Amazonie ». Du point de vue de la spirale dynamique, c’était fascinant! Nous avions en images et presqu’en direct, le passage d’un niveau d’existence à un autre! En l’occurence, du Violet au Rouge.

A la frontière du Brésil et du Pérou, en pleine jungle amazonienne, sont installées des communautés indiennes sédentarisées. Côté péruvien, nous nous retrouvons dans un village d’Indiens habillés et ayant accès à certaines fonctionnalité modernes (alimentation, vêtements, soins…). le gouvernement est présent au travers de fonctionnaires spécialisés et d’un médecin. De l’autre côté du fleuve, c’est l’inconnu. On sait qu’il existe des communautés indiennes vièrges de contacts avec le monde extérieur. Au demeurant, le gouvernement péruvien interdit tout contact, afin de préserver ces tribus inconnues.

Mais, un jour, une centaine de jeunes hommes d’une tribu inconnue sort des bois et commence à traverser le fleuve. C’est filmé! En 2014, la tribuSapanahua, qui vivait jusqu’alors en autarcie dans la jungle, est sortie de son isolement. Quelques personnes du côté péruvien vont à leur rencontre, mais la langue des visiteurs est inconnue.  Leur leader est très véhément, s’énerve du fait qu’on le comprenne pas. Puis les jeunes hommes gens armés (armes traditionnelles) traversent le fleuve et envahissent le village et le pillent. Il y aura un mort (un enfant) côté « péruvien ». Les habitants n’opposent qu’une résistance verbale. Puis la plupart des jeunes indiens retraverse le fleuve avec les biens amassés. Certains restent, dont le chef. 

On trouve un traducteur qui comprend à peu près la langue, et le jeune chef explique que leur tribu est persécutée par les bucherons et braconniers blancs. Ils souffrent de la faim. Les jeunes ont donc migré, abandonnant sur place les plus âgés.

Que voit-on sous l’angle de la SD? Une tribu de type Violet rompt avec le violet en coupant le lien de parenté, de continuité générationnelle et géographique (abandon des vieux, migration). On voit le Rouge apparaître: les jeunes sont derrière un chef jeune et charismatique (force et soumission). Ils pillent en laissant pleine expression à leur impulsivité individuelle: on voit clairement un de ces indiens découvrant les vêtements  et objets dans une maison, « c’est quoi, çà? ». Il n’a aucune idée de ce que c’est, mais il dit: « il me le faut, c’est à moi! ». Et il s’en empare, malgré les protestations de l’habitant. C’est le « je veux, tout de suite, par la force » du Rouge. Impulsivité égocentrique.

Il serait intéressant, à présent, d’analyser le niveau des indiens « péruvianisés ». En tout cas, leur réaction a été de traverser le fleuve à leur tour, armés, et de casser toutes les armes des indiens d’en face. Ceux-ci se retrouvent ainsi sans armes et ont le plus grand mal à chasser. mais je ne vois pas vraiment de Rouge dans cette démarche, les tribus en Violet étant sujettes aux guerres tribales. Vraiment passionnant à visionner!

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